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publications concernant l'exposition

Couverture de l'itinéraire

titre: Roteiro "Tesouros da Arqueologia Portuguesa"
publication: Museu Nacional de Arqueologia
Nº pages: 20
Prix: € 2.49

Couverture du livre

titre: Inventário do Museu Nacional de Arqueologia. Colecção de Ourivesaria. Do Calcolítico à Idade do Bronze
publication: Museu Nacional de Arqueologia e Instituto Português de Museus
Nº pages: 239
ISBN: 972-95775-8-7
Prix: € 20.00


 
 
   Expositions permanentes   

Tesouros da Arqueologia Portuguesa (Trésors de l'Archéologie Portugaise)

Date initiale:
du 28 Novembre 1980
Localisation dans le MNA:
Galerie Orientale
Organisation institutionnelle:
Musée National d'Archéologie
Commissaire scientifique:
Rui Parreira
Type d'exposition:
Synthèse Nationale de Connaissances

Le Musée National d’Archéologie détient au sein de ses collections un nombre important de joyaux anciens qui proviennent de fouilles ou qui, plus fréquemment, ont été achetés à des orfèvres ou au propre découvreur. Leur envergure permet une vision d’ensemble de l’évolution de cet art sur l’actuel territoire portugais, depuis les débuts de la métallurgie jusqu’au Haut Moyen Âge. Le fait que ces objets aient été recueillis au long de plusieurs décennies et compte tenu les circonstances particulières de leur acquisition, explique l’absence fréquente de données sur les conditions de découverte et sur les contextes archéologiques, qui permettraient de déterminer la position chronologique ou la localisation géographique de ces découvertes ainsi que d’établir des conclusions qui iraient au-delà de la simple analyse matérielle des objets, limitée aux aspects formels, stylistiques ou techniques. En effet, les objets archéologiques ne sont pas des documents en soi et pour qu'ils puissent être valorisés du point de vie historique il faut connaître le contexte exact où ils furent trouvés, où ils avaient une fonction déterminée.
Depuis la très lointaine Antiquité, la Péninsule Ibérique était connue pour ses richesses en gisements métallifères, oú abondaient le cuivre, l'étain, l'or et l'argent. On comprend en effet, avec pour base nos connaissances actuelles issues des recherches archéologiques, qu'à la relative pauvreté des communautés de pasteurs et d'agriculteurs du Néolithique péninsulaire suit, grâce à l'adoption de la métallurgie, un important développement économique et culturel. Le commerce maritime primitif de la Méditerranée et de l'Atlantique contribua à ce que, très tôt, des influences de diverses origines se soient croisées dans la Péninsule qui allaient donner un caractère à la production artistique, en particulier les pièces de joaillerie.
LES ORIGINES DE LA MÉTALLURGIE DE L'OR
CHALCOLITHIQUE ET ÂGE DU BRONZE

Les premiers objets en or, en Europe, datent du Vème millénaire av. J.C. et ont été fabriqués dans la région des Balcans.
Le Sud et l'Ouest de la Péninsule Ibérique forment un deuxième centre producteur d'orfèvrerie européenne important, plus tardif cependant.
L'or commença ici à être travaillé pendant le IIIème millénaire av. J.C., pratiquement au même moment que la métallurgie du cuivre, c'est à dire, avec le développement du Chalcolithique, ou l'Âge du Cuivre.

À cette époque les processus de fabrication se limitaient à un écrasement des pépites à travers des opérations successives de martelage à froid et cuisson répétée, jusqu'à obtention de spirales de fils et des lames d'épaisseur variable, à partir desquelles étaient formés des objets par estampillage ou au repoussé.
Des formes très simples étaient alors produites: de fines lames en or, recoupées en lamelles et perforées, des diadèmes, des pendentifs, des perles tubulaires et des spirales.
Les motifs décoratifs étaient rares et exclusivement géométriques. Dans la plupart des cas, il s'agissait seulement de bords en pointillé faits au repoussé ou des bandes décorées d'incisions.

L'Âge du Bronze apporte une importante innovation technologique: le moulage.
À cette époque se généralisent les décorations fondues dans des moules, entre lesquelles se trouvent des bracelets massifs de section circulaire ou ovale.
La décoration géométrique prend de l'importance, en devenant de plus en plus riche et exhubérante: losanges, triangles, motifs en zig-zag; ils forment des compostions de grande beauté et de grande complexité, sur des pièces toujours plus lourdes, dans un besoin évident d'ostentation symbolique du Pouvoir.

APOGÉE ET RÉVOLUTION DE L'ORFÈVRERIE EUROPÉENNE
BRONZE FINAL

Durant la fin de l'Âge du Bronze, la façade atlantique européenne, du Portugal jusqu'à l'Irlande, se trouvée liée par un réseau d'échanges complexe.
Le métal, qui alors circule comme une matière première ou comme produit fini, est le protagoniste de ce commerce de longue distance.
Afin de garantir le succés de ces entreprises, comme par exemple le précieux contrôle des accès des gisements de minéraux, les chefs s'échangeaient des présents, où l'influence et leur pouvoir étaient mesurés en fonction de la taille, du nombre et du poids des bijoux et des armes qu'ils exhibaient.
À la domination et au perfectionnement des procédés technologiques déjà connus, s'ajoutent alors des innovations de grande importance, comme la technique de la cire fondue et de la soudure, permettant ainsi l'obtention de nouvelles formes, chaque fois plus lourdes et surtout plus élaborées. L'orfèvrerie de cette époque trouve au Portugal certains de ses plus beaux exemples, véritables chef-d'oeuvre de l'art et du savoir des anciens orfèvres: le collier de la Herdade do Álamo, les bracelets de Cantonha ou le torque ("xorca") de Sintra.
Pour cette période, on peut regrouper ces bijoux en trois grandes "familles": les bagues et les bracelets, obtenus grâce à la technique de la cire fondue (type Estremoz-Vilhena); les torques et les bracelets massifs, travaillés à la soudure et décorés de motifs géométriques typiques; et les colliers munis de systèmes de fermeture complexes, amovibles, qui arrivent à peser plus de 2kg.

L'ORFÈVRERIE ORIENTALISANTE: RUPTURE AVEC LE PASSÉ
PREMIER ÂGE DU FER

Les contacts entre la Péninsule Ibérique et le monde méditerranéen, fort anciens, gagnèrent une grande importance à partir du VIIIème siècle av. J.C. avec l'installation d'un comerce régulier dominé par les Phéniciens. Dans l'aire d'influence de Tartessos se développe au sud de la Péninsule une brillante civilisation qui apporta les habitudes, les goûts et de nouveaux modes de vie caractéristiques de la Méditerranée Orientale.

L'orfèvrerie est celle qui a été le plus touchée par ces influences : de l'orfèvrerie lourde et massive qui caractérise l'Âge du Bronze, suit une production qui met en valeur la légèreté, les contrastes chromatiques et les discontinuités, dénonçant surtout l'éxhubérance d'un nouveau langage décoratif. Les étroites lignes géométriques sont abandonnées. Maintenant sont valorisés les motifs végétalistes, anthropomorphes et zoomorphes, à caractère idéologique et symbolique évident.

L'orfèvrerie dite orientalisante se définit ainsi par une importante perte de poids, par une modification intentionnelle de la qualité de l'or, par l'utilisation d'alliages à différents pourcentages d'autres métaux et par l'introduction de deux nouvelles techniques - la filigrane et le granulé.
Le répertoire des formes s'élargit, dominant essentiellement les formes creuses et composées: des diadèmes et des plaques articulées, des colliers de perles diverses, des amulettes, des bagues et surtout des boucles d'oreille, qui au Portugal trouvèrent un succés et une adhésion tels, qu'elles sont encore aujourd'hui les véritables ex-libris de la joaillerie portugaise.

L'ORFÈVRERIE "CASTREJA"
L'ÂGE DU FER AU NORD DU PORTUGAL

Au nord du Portugal, depuis la fin de l'Âge du Bronze jusqu'à la conquête romaine, se forme une réalité culturelle particulière, que l'on appelle habituellement la "Culture Castreja", car un de ses traits emblématiques est un peuplement organisé en villages fortifiés de dimensions variables ayant parfois des fonctions de lieux centraux - les "Castros" et les "Citânias".
Une caractéristique de cette culture, dans sa phase finale préromaine et romaine, est la sculpture monumentale en granit, représentant des princes ou des héros - les célèbres guerriers callaïques - et les sangliers - les "berrões" - avec une probable fonction protectrice.
L'orfèvrerie "Castreja", dotée d'influences clairement centre-européennes mais aussi méditerranéenne, accentue la spécificité et l'originalité de cette région à travers deux types d'ornements caractéristiques: le torque, symbole du prestige et du pouvoir du chef guerrier et la boucle d'oreille, bijou féminin par excellence.

LA BAGUE ET LA MONNAIE
ÉPOQUE ROMAINE

Malgré l'afflux continu d'or vers Rome, provenant soit de l'exploration de gisements initiée sous Auguste (dont la production anuelle atteignit 7.800 Kg, parfois 4.300 Kg par jour)soit par les pillages des troupes romaines qui, entre 209 et 169 av J.C., acquirent environ 4 tonnes d'or et 800 tonnes d'argent, les romains n'apportèrent pas d'innovations particulières à l'orfèvrerie péninsulaire.
Deux catégories d'objets méritent, cependant, d'être signalées: la monnaie, essentiellement en alliage de cuivre mais aussi en métaux nobles (or et argent) et les bagues. Les romains semblent avoir été les premiers à utiliser des bagues de fiançailles et de mariage,le "anulus pronubis", normalement utilisé au troisième doigt de la main gauche, où coulait la "vena amoris", et qui sont certainement responsables de la vulgarisation de ce type de bijou et de son utilisation multifonctionnelle: indicateurs sociaux de prestige, garantie de la représentation diplomatique, simple ornement ou à fonction magique et curative.


Vue d'une vitrine Vue de la salle d'exposition  









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  dernière actualization: 21/03/2017
prochaine actualization: 03/04/2017
 


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